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Les avortements à risque contribuent dans une mesure importante à la mortalité maternelle. On déplore chaque année, dans le monde environ 47.000 décès consécutifs à des avortements à risque et ce sont les femmes africaines qui paient le plus lourd tribut à ces décès évitables. Et des millions d’autres femmes africaines sont victimes de graves dommages suite aux complications d’un avortement à risque. Les très jeunes femmes, en particulier, sont touchées de manière disproportionnée. Entre trente et soixante femmes âgées de moins de vingt-cinq ans meurent chaque jour en Afrique des suites d’un avortement à risque. La prévention des avortements à risque par le biais d’un meilleur accès à la contraception et à des services d’avortement médicalisé permettra de réduire le nombre de décès et de dommages évitables.

Outre ses conséquences catastrophiques pour la santé des femmes, des jeunes filles, de leurs familles et de leurs communautés, la prise en charge des complications des avortements à risque engendre des coûts considérables pour les systèmes de santé africains, notamment en termes de temps de travail pour le personnel de santé, de médicaments, de fournitures médicales et d’hospitalisations.

Des investissements préventifs visant à rendre accessibles des informations et des services en matière de contraception et d’avortement médicalisé réduiront l’incidence et les conséquences des avortements à risque. Les femmes doivent avoir la possibilité de faire en toute sécurité leurs propres choix génésiques.

Des femmes et des jeunes filles, mères et sœurs, filles et amies, meurent chaque jour en Afrique. Nous avons les connaissances, la volonté et les techniques pour éviter ces décès insensés. Les plus de deux cent trente participants à la conférence se sont engagés à tenir les promesses qu’ils ont fait aux femmes africaines et invitent les gouvernements africains à en faire autant.